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#105 : Deux têtes valent mieux qu'une

 

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Jean-Pierre travaille depuis plusieurs jours à la création d'une campagne publicitaire pour les soupes Caldwell. Les échanges à ce propos provoquent une scène de ménage et Samantha quitte la maison, au grand plaisir d'Endora...

Remarque : Cet épisode fit l'objet d'un remake pour le vingt-quatrième épisode de la saison 8, Ce n'était pourtant pas sorcier.

 

Popularité


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Titre VO
"Help, Help, Don't Save Me"

Titre VF
Deux têtes valent mieux qu'une

Première diffusion
15.10.1964

Plus de détails

Réalisateur : William Asher

Scénariste : Danny Arnold

Invité : Charlie Ruggles

C'est la nuit. Samantha est dans la cuisine et reçoit la visite d'Endora à 4 heures du matin, elle lui demande pourquoi elle n'est pas couchée à cette heure et finit par lui dire qu'elle a compris que c'était parce que son mari la négligeait. Samantha lui répond que Jean-Pierre est débordé en ce moment car il doit s'occuper de la campagne des soupes Caldwell. Endora lui dit qu'un mari qui préfère s'occuper de soupes plutôt que de sa femme n'est pas un bon mari et disparaît.

Le lendemain, Samantha se réveille et constate que Jean-Pierre ne s'est pas couché. Elle descend et le retrouve dans son bureau. Elle lui demande si la campagne de publicité pour les potages Caldwell est si urgente que ça. Jean-Pierre lui répond mais comme il est sous la douche, Samantha ne comprend pas ce qu'il dit. Elle regarde les maquettes que Jean-Pierre a conçu pendant la nuit. Jean-Pierre revient et Samantha lui dit qu'elle trouve ses légendes publicitaires très brillantes. Jean-Pierre dit à Samantha que s'il n'arrive pas à convaincre Caldwell, lors de son déjeuner, de signer le contrat c'est la catastrophe, puis il retourne dans la salle de bain. Samantha regarde à nouveau les maquettes et donne des suggestions à Jean-Pierre en effectuant des modifications sur les maquettes, Jean-Pierre est tout d'abord emballé et émerveillé, puis réfléchit et pense que Samantha a utilisé la sorcellerie pour effectuer ces modifications, ce que Samantha nie. Jean-Pierre ne la croit pas et part, furieux.

Dans un restaurant, en déjeunant, Jean-Pierre présente ses maquettes à Mr Caldwell, celui-ci ne semble pas emballé par les maquettes de Jean-Pierre, aussi celui-ci pense à utiliser celles que Samantha a modifié. Mr Caldwell s'en va sans que Jean-Pierre lui ait montré les maquettes de Samantha.

Samantha fait son ménage quand sa mère apparaît en l'informant que puisqu'elle veut travailler comme un cheval de trait, il vaut autant qu'elle en aie aussi l'allure. Samantha l'informe qu'elle a assez eu de sarcasmes pour aujourd'hui. Endora lui demande si le paradis n'est pas en train de se transformer en enfer. Samantha lui répond qu'en plus c'est de sa faute. Elle explique à sa mère ce qu'il s'est passé et Endora lui dit que Jean-Pierre se débrouillera bien sans elle. Mais Samantha lui répond qu'elle n'a pas l'intention de partir, elle lui dit que désormais elle ne s'occupera plus que de ses affaires. Endora la prévient qu'il n'est pas bon de toujours s'applatir devant son mari et disparaît.

Le soir, Samantha prépare un apéritif à Jean-Pierre, quand celui-ci entre et lui explique qu'il a perdu l'affaire Caldwell mais qu'il n'a pas montré les maquettes qu'elle avait réalisées. Elle lui dit qu'elle pensait qu'il les aurait quand même montré en cas d'urgence. Jean-Pierre lui explique qu'il a bien été tenté mais qu'il a résisté, il lui dit que malgré son influence, il a réussi à résister. Samantha lui demande quelle influence puisqu'elle n'était pas là et qu'elle a fait le ménage et la cuisine toute l'après-midi. Mais Jean-Pierre l'accuse ensuite d'avoir utilisé la sorcellerie pour faire le ménage et la cuisine, Samantha lui jure que non mais Jean-Pierre ne la croit pas, elle lui demande s'il la traite de menteuse, ce qu'il confirme. Samantha s'en va, furieuse, dans sa chambre et Jean-Pierre court derrière elle mais elle lui claque la porte au nez. Il entre et découvre que Samantha est devenue invisible et qu'elle est occupée  de préparer ses valises. Il lui ordonne de devenir visible mais une fois que ses valises sont bouclées, elle descend au rez-de-chaussée et s'en va malgré les ordres de Jean-Pierre qui lui interdit de s'en aller. Jean-Pierre se résigne et claque la porte en lui disant d'aller au diable.

Devant l'entrée, Samantha réapparaît, et Endora apparaît à son tour en lui disant : "Ma pauvre petite fille". Samantha lui dit que Jean-Pierre l'a traitée de menteuse, puis elle revêt son costume de sorcière. Endora dit qu'elle a envie de le transformer en crapaud plein de pustules mais Samantha l'en dissuade et elles partent très loin.

Le lendemain, dans le bureau de Jean-Pierre, Alfred Tate entre et lui demande qu'elle est la conclusion du déjeuner avec Caldwell. En voyant Jean-Pierre, Alfred croit qu'il dort et celui-ci l'informe qu'il n'a pas dormi de la nuit, qu'il a perdu la clientèle de Caldwell et que sa femme est partie. Alfred lui dit que c'est épouvantable et il ajoute qu'en plus sa femme est partie mais que cela fait partie des aléas de la vie conjugale et que ça peut s'arranger. Alfred veut  mettre un autre agent sur l'affaire Caldwell et lui dit qu'il lui confiera des affaires moins importantes désormais. Mais Jean-Pierre lui répond que s'il avait voulu, il aurait décroché l'affaire avec Caldwell. Alfred s'approche, surpris de ce que vient de dire Jean-Pierre et commence à lui demander si il veut avoir une retraite, s'il veut que lui vive jusqu'à demain... Jean-Pierre lui donne alors les maquettes et Alfred les trouvent géniales. Il les prend et s'en va trouver Caldwell pour les lui soumettre.

Durant la présentation, Alfred commente les maquettes de Jean-Pierre et Mr Caldwell se lève en disant qu'il trouve cela très mauvais, ce qui étonne Alfred et Jean-Pierre. Jean-Pierre trouve cela merveilleux, ce qui étonne Mr Caldwell et Alfred. Jean-Pierre part en remerciant Mr Caldwell et en informant Alfred qu'il prend son après-midi. Alfred informe Mr Caldwell qu'ils vont lui trouver d'autres idées qui, cette fois-ci, lui plairont. Mr Caldwell accepte de leur accorder une dernière fois sa confiance.

De retour chez lui, Jean-Pierre appelle Samantha et constate qu'elle n'est pas revenue, il commence à s'excuser en parlant tout seul et espérant qu'elle l'entende. Elle apparaît et accepte les excuses de Jean-Pierre qui lui dit que ce qu'il lui a fait changé d'avis est le fait que Caldwell n'ait pas aimé ses maquettes. Samantha remarque qu'il est ridicule que ce soit un potage qui les ait séparés. Jean-Pierre a soudainement une idée, qu'il dit inspiré par Samantha et part pour voir Caldwell. Endora apparaît et demande à sa fille si elle est toujours aussi obstinée. Samantha se dit fière d'elle car elle vient de soumettre une idée à son mari et que maintenant il va se sentir en confiance. Endora s'éclipse alors.

Dans leur voiture, au bord d'une plage, Samantha et Jean-Pierre contemplent l'affiche publicitaire pour la soupe Caldwell dont le slogan est : "La seule chose qu'il n'y aura jamais entre nous".

Ma sorcière bien-aimée - Saison 1 - épisode 5
Deux têtes valent mieux qu'une.


LIEU-MOMENT

Description

Personnage : dialogue.

[pensée]

***GÉNÉRIQUE***

MAISON DES STEPHENS - CUISINE - NUIT (4h du matin)

Samantha se sert un café en robe de nuit, puis vérifie l'heure sur l'horloge lorsque soudain retentit le rire caractéristique de sa mère qui apparaît assise sur le plan de travail.

Endora (en jouant avec une manique) : Bonjour ma chérie. Ou dois-je pour plus de précision te dire bon quatre heure du matin, ma chérie ?
Samantha : Pourquoi t'es-tu levée si tôt, maman ?
Endora : Je ne me suis pas levée si tôt. Je ne me suis pas couchée, obligation mondaine : réception, souper. Je tombe de sommeil, mais comment cela se fait-il que tu ne sois pas couchée ? (Samantha baille) Oh, j'ai compris, c'est typique, très typique.
Samantha : Typique de quoi ?
Endora : De la jeune mariée négligée par son époux, se bourrant de café et se nourrissant de soupçons, tandis que monsieur quand pointe l'aube livide et frissonnante, est en train de … enfin en train de faire autre chose.
Samantha : Jean-Pierre travaille dans son bureau.
Endora : Non, tu plaisante ?
Samantha (avant de boire une gorgée de café) : Du tout. Il a passé toute cette semaine à travailler jusqu'à l'aube livide et frissonnante.
Endora : Mmh, oui, qu'il s'agisse de gagner de l'argent ou de conquérir une femme, l'appétit des hommes est toujours insatiable.
Samantha : C'est d'un autre ordre d'appétit qu'il s'agit. Il est en train de créer des maquettes pour les potages Caldwell.
Endora : Ambition ! Une des vanités humaines les plus immorales.
Samantha : Il veut devenir quelqu'un, c'est normal.
Endora : Ça a conduit César à se retrouver avec une toge trouée. Il avait pourtant une excellente situation.

Samantha (laisse échapper un rire) : Je te prie de m'excuser, maman, je vais porter un peu de café à Jean-Pierre.

Elle se tourne et se dirige vers la porte menant au couloir.

Endora : Bien. Ma fille, tu pourras dire à Machin-Chouette, qu'un mari qui a la chance d'avoir une femme telle que toi et préfère passer toutes ses nuits à méditer sur une histoire de soupe est vraiment digne d'un animal.

Samantha fait un large sourire, fait un signe d'au-revoir, invitant sa mère à partir. Endora disparaît et elle soupire.

***GÉNÉRIQUE***

MAISON DES STEPHENS - CHAMBRE- MATIN

Le réveil sonne, Samantha tend la main pour l'éteindre. Elle regarde l'heure, se retourne et s'aperçoit que l'autre coté du lit est vide.

MAISON DES STEPHENS - BUREAU DE JEAN-PIERRE - MATIN

Jean-Pierre est en train de se servir un café, l'air débraillé, la cigarette à la bouche. Samantha entre dans la pièce dans son déshabillé.

Samantha : Oh chéri, tu vas tomber malade à travailler sans arrêt.
Jean-Pierre (reposant sa tasse de café) : Oh, c'est fait chérie, je suis déjà malade.
Samantha : Mais quand tu te seras tué de travail, veux-tu me dire à quoi ça t'avancera ?
Jean-Pierre : Oh ne t'inquiète pas, j'ai l'ambition pour me soutenir. Quelle heure est-il maintenant ?
Samantha : Il est bientôt 8h et demie.
Jean-Pierre (se précipitant vers la salle de bain attenante à son bureau) : 8h et demie ? Je vais rater mon train. Excuse-moi chérie, Il faut que j'aille prendre ma douche.
Samantha (s'adressant à lui dans la salle de bain tout en rangeant un peu) : Jean-Pierre ? Cette campagne de publicité pour les potages Caldwell, c'est devenu d'une telle urgence ?

Jean-Pierre répond par des gargouillis tandis qu'il se brosse les dents.

Samantha : Désolée, mais je ne comprends pas un  seul mot de ce que tu racontes.

Jean-Pierre tente de répondre à nouveau, mais ça reste un murmure incompréhensible, tandis que Samantha observe les dessins de son époux.

Samantha (murmurant en regardant la première affiche) : Ce qui faisait le régal de papa est tout aussi bon pour moi. (Elle tourne la page avec un air appréciateur) Oui mais le vrai gagnant est le potage Caldwell. (Elle prend la page suivante) Toute cette joyeuse troupe laisse ses jeux pour la soupe. C'est bien, excellente trouvaille !

La jeune femme sourit, fière de son mari, laissant échapper quelques gloussements d'amusement.

Jean-Pierre (sortant de la salle de bain en peignoir en se séchant les cheveux avec une serviette) : Tu comprends ce que je veux dire ?
Samantha : Mmh mmh.
Jean-Pierre : C'est la compétition. Pendant un temps, les potages Caldwell ont été les seuls sur le marché à être vendu en boite, il y en a au moins quarante maintenant. (Tendant le bras vers la penderie) Tu veux me sortir le costume bleu ? Tu sais, celui qu'on vient de faire nettoyer ?
Samantha (partant le chercher) : Mmoui.
Jean-Pierre : Et une chemise correcte avec des boutons de manchette.
Samantha : Mmh mmh, je trouve que ces légendes sont excellentes.
Jean-Pierre : Tu trouves ? Je ne connais rien de plus commun, de plus plat, de plus conventionnel ! Mais il s'en faut de peu de choses. Oui c'est presque ça, c'est presque ça.
Samantha (en lui apportant sa chemise) : Voilà, chéri.
Jean-Pierre  : Merci.
Samantha : Je ne sais pas pourquoi tu te fais tant de souci, puisqu'il n'y a pas au monde un seul concepteur-créateur qui ait la moitié de ta valeur.

Ils s'embrassent.

Jean-Pierre : Merci. J'aurais même pas discuté ce jugement jusqu'à maintenant, mais ça change vite dans la publicité, il faut sans cesse livrer de nouvelles batailles. Caldwell est en chute verticale et il pense y remédier en s'adressant à une autre agence.
Samantha : Eh bien si tu veux mon avis, je trouve ça tout à fait injuste puisqu'il y a si longtemps que tu vends leur potage.
Jean-Pierre : Trop longtemps, justement. Le vieux Caldwell commence à penser que sa publicité est désuète et que c'est de là que vienne ses malheurs.
Samantha : Oh, mais je suis certaine que tu vas arranger ça.
Jean-Pierre : En tout cas, il faut que je me réveille parce que tout dépend de mon déjeuner avec Caldwell. Si je n'arrive pas à le convaincre, c'est la catastrophe.

Il retourne dans la salle de bain avec son costume.

Samantha : Oooh !

Samantha contourne la table de dessin, tire la langue sur le coté, en proie à une idée.

Samantha : Chéri ?
Jean-Pierre : Oui ?
Samantha : Suppose que tu te serves de tournures familières ayant un double sens applicable au potage ? (Prenant un marqueur qu'elle débouche) Par exemple, au lieu de nous montrer un fermier, tu pourrais faire de ce bonhomme un pêcheur. Mettre au fond un détail qui évoque la mer et au lieu de bouillon de poule, parler de bouillabaisse (tout en faisant des annotations sur le dessin). Alors tu pourrais mettre comme légende : Le meilleur des coups de filet.
Jean-Pierre : Le meilleur des coups de filet ? Le meilleur des coups de filet (pensif).
Samantha : Et dans cette partie de carte, par exemple (elle sort le dessin de la pile).
Jean-Pierre : Mmmh ?
Samantha : La femme pourrait disparaître du dessin, tu poserais ta soupière au milieu de la table et l'un des joueurs de poker dirait …
Jean-Pierre (déchiffrant) : Un pot du ton- net -re. Un pot du tonnerre ! Potage Caldwell !
Samantha : Ça te plait ?
Jean-Pierre : C'est merveilleux ! (achevant de mettre ses boutons de manchette, il retourne vers la salle de bain).
Samantha : Ah ! (elle prend le dernier dessin) Et enfin celui-là. Au lieu que ses gamins portent la tenue de joueur de base ball, tu les coiffes de casques de cosmonautes et tu leur fais tenir des avions à réaction. La légende peut alors devenir (Jean-Pierre ressort de la salle de bain) : C'est la course à l'espace vitale chaque fois que vous leur servez du potage Caldwell. Que penses-tu de ça ?
Jean-Pierre : Oh, c'est formidable !
Samantha : Tu trouves ça bien, hein ?
Jean-Pierre : Voilà qui va résoudre tous les problèmes. L'affaire est dans le sac, chérie.

Elle glousse et il l'embrasse. Il prend sa farde à dessin.

Jean-Pierre : Met les là-dedans, je les embarque tout de suite.
Samantha (glissant les dessins dans la farde) : Tiens
Jean-Pierre :Tu es génial, en voyant ça le père Caldwell va en tomber sur le … (sortant et s'arrêtant)

Il se retourne et  la fixe interdit.

Jean-Pierre : Oh mais bien sûr. Mais comment n'y ai-je pas pensé plus tôt ? Tu m'as encore eu ! Toi et tes tours de …
Samantha : Mes tours de quoi ?
Jean-Pierre : Alors que je me crevais à chercher la solution sans la trouver, toi en un clin d'oeil, tu me l'apportes sur un plat d'argent.
Samantha : C'est bien normal que je cherche à t'aider un peu.
Jean-Pierre : Samantha, je ne veux pas de cette sorte d'aide. Je te répète que les tours de magie n'ont plus cours ici.
Samantha : Oh ben, c'est pas de la magie, ça n'avait rien de sorcier.
Jean-Pierre : Si ce n'est pas de la sorcellerie, qu'est-ce que c'est ?
Samantha : Rien que de l'imagination, j'en ai sans doute plus que toi, voilà tout.
Jean-Pierre : Oh je t'en prie, ne me racontes pas ça à moi, dont c'est le métier d'avoir de l'imagination. À moi qui suis un professionnel.
Samantha : Mais je t'assure chéri, que je n'ai pas fait autre chose …
Jean-Pierre (la coupant) : Oh je sais parfaitement ce que tu as fait. Je te prierai à l'avenir de ne plus accomplir de miracle !

Il sort en courant.

RESTAURANT - MIDI

Mr Caldwell apparaît au premier plan, une tasse à la main.

Caldwell : Mmh oui (il boit une gorgée) mmmh oui, c'est curieux, c'est très curieux et je dois avouer que euh …
Jean-Pierre : Vous comprenez monsieur Cadwell,nous cherchons à capter le client par une facture plus moderne, plus avant-garde.
Caldwell (en retirant ses lunettes et se pinçant l'arête du nez) : Mmh oui, en ce qui me concerne, je redoute les factures et me détourne carrément de l'avant-garde. Je serai si content que tout ce qui est un peu vieillot ne disparaisse pas entièrement de ce monde.
Jean-Pierre : Moi aussi, j'adore ce qui est suranné, mais les experts de vos services commerciaux estiment que si on veut vendre, on est malheureusement obligé de marcher avec son époque.
Caldwell : C'est un point de vue assez sage, mais moi je suis de la vieille école. Vous voyez ce que je veux dire ?
Jean-Pierre (riant) : Pas du tout.
Caldwell : Si vous voulez : ce qui faisait le régal de papa est aussi bon pour moi. Ça pourrait être ma devise.
Jean-Pierre (prenant ses dessins) : Oui, ça entièrement d'accord. Je vous ai d'ailleurs dessiné une maquette dans cette esprit avec une vieille cuisine, la bonne vieille cuisine et le fermier d'autrefois. Tenez, regardez le chapeau.
Caldwell : Mmh le chapeau… 'ce qui faisait le régal de papa est aussi bon pour moi' … c'est excellent. Mmmh non. Ridicule, l'idée n'est pas mauvaise mais la forme c'est un vrai désastre.
[Jean-Pierre :] [Le vrai désastre, c'est qu'il va refuser mon projet et je vais rater l'affaire alors que les formules trouvées par Samantha l'emballerait. C'est trop bête de ne pas lui proposer, c'est trop bête.]
Caldwell : Mmh je n'accroche pas, c'est presque ça mais je n'accroche pas. Vous comprenez, Stephens ? Hé, Stephens ? Je suis là ! Ouh ouh !
Jean-Pierre : Euh … quoi ? Ah oui, oui oui oui, c'est certain. Hum, mais voici qui va peut-être mieux illustrer ce que … Enfin, voilà une autre idée, quoi.
Caldwell : Mmh 'oui mais le vrai gagnant …' mmh bien sûr, la forme est amusante. C'est l'idée qui n'a pas de consistance. Vous voyez ce que je veux dire ? On ne saurait imaginer que des monsieur en train de jouer au poker vont tout lâcher d'un seul coup pour acheter de la soupe.
[Jean-Pierre :] [Ne discute pas, range tout de suite ce projet idiot et sers-lui celui de Samantha. Rien ne t'oblige à lui dire que c'est elle qui en a eu l'idée, alors …]
Caldwell : Vous êtes reparti, Stephens ? Stephens auriez-vous la gentillesse de revenir ?
Jean-Pierre : Ho, hum pardon ! Je suis là monsieur.
Caldwell : Mmh Je commençais à m'inquiéter.
Jean-Pierre : Hum, comment trouvez-vous ça ? J'ai pensé tout spécialement aux enfants.
Caldwell : C'est absurde … Vous en connaissez beaucoup de jeunes garçons qui se passionnent pour la soupe ?
Jean-Pierre : Justement je veux les amener à se passionner pour …
Caldwell : Une entreprise insensée. Les enfants considèrent que tout ce qui n'est pas chocolat ou bonbon est médicalement dangereux.
[Jean-Pierre :] [Cette fois, c'est grave, dans moins de dix secondes, il va se lever et s'en aller. Tu sais ce que tu perds ? Et ça te rapporte quoi de te conduire comme un homme honnête ? Consciencieux ? Et parfaitement idiot ?]
Caldwell : Vous êtes en chute verticale, mon cher.
Jean-Pierre : Verticale ?
Caldwell (rangeant ses lunettes dans un étui puis dans sa veste) : Oui je me rends compte que c'est un tort de faire confiance pendant longtemps à une même agence. Oh ne vous inquiétez pas, vous remonterez la pente, ça arrive à tout le monde.
Jean-Pierre : Écoutez, monsieur. Je suis tout à fait désolé, je pensais que …
Caldwell : Mmh … oh ne vous excusez pas mon cher, on ne saurait exiger de personne la perfection. (Regardant sa montre) Oh nom d'un chien, deux heures, déjà ! Je ne me rendais pas compte qu'il était si tard. Il faut que je me sauve.
Jean-Pierre (l'attrapant par l'épaule pour le retenir) : Monsieur Caldwell !
Caldwell : Oui, Stephens ? Qu'y a-t-il ?
Jean-Pierre (Hésitant) : Euh … ces projets … c'est zéro.
Caldwell : Je crois que c'est à moi plutôt de juger de leur valeur. Qu'est-ce que vous alliez dire ?
Jean-Pierre : Euh … que si je fais une fois seulement cette chose-là, ça continuera. Et il est bien évident qu'ensuite je ne serai plus jamais capable de rien faire par moi-même.
Caldwell : Mmh euh … oui, c'est intéressant comme philosophie, mais je crois que ça s'accorde mal avec la soupe. Je vous laisse l'addition. Hein ?

Il se lève et part laissant Jean-Pierre sonné.

MAISON DES STEPHENS - LIVING ROOM - APRÈS-MIDI

Samantha passe l'aspirateur dans le salon, elle soulève le fauteuil puis revient vers le centre de la pièce quand apparaît un collier pour cheval de trait autour de son cou. Elle se redresse, surprise, puis posant son poing sur sa hanche, elle soupire. Sa mère apparaît soudain sur la rambarde de l'escalier.

Endora : Ce n'est que moi. Bonjour, chérie.
Samantha : Bonjour, maman. Qu'est-ce que c'est que ça ?
Endora : Puisque tu es heureuse de travailler comme un cheval de trait, j'ai pensé que tu serais contente d'en avoir l'apparence.
Samantha : Oh, tu es vraiment très drôle. J'aimerais surtout que tu t'en ailles. (Elle retire le collier) Je n'ai pas besoin de tes sarcasmes. J'en ai déjà eu assez pour aujourd'hui. (Et elle lui tend le collier)
Endora : Oh, c'est vrai ? (Endora fait disparaître le collier d'un mouvement) Ce n'est plus si paradisiaque, alors ?
Samantha : Oh, rassure-toi. Rien qui ne puisse s'arranger. Et puis d'ailleurs, c'est entièrement de ma faute.
Endora : Quelle surprenante attitude, Samantha. Nous n'avons plus eu de martyr dans la famille depuis l'affaire de Salem. Qu'as-tu donc fait à Machin-Chouette, en plus de lui avoir un peu écrasé les pieds ?
Samantha : C'est déjà trop, tu ne crois pas ?
Endora : Pas assez.
Samantha : J'ai eu des idées intelligentes et il est persuadé que j'ai fait appel à la magie.
Endora : Ce n'était pas le cas ?
Samantha : Non ! Bien sûr. Seulement il a refusé de me croire.
Endora : Il ne te croira jamais. Allons, je t'avais pourtant prévenue que tu ne pourrais pas l'aider.
Samantha : Pas du tout, il n'a pas besoin de moi. Du reste, il se débrouillait fort bien avant de me connaître.
Endora : Et il continuera à se débrouiller fort bien sans toi, le cher garçon.
Samantha : Ah non, cesse de me faire dire ce que je ne pense pas parce que je n'ai pas du tout l'intention de m'en aller. J'ai bien l'intention au contraire de rester ici, de faire le ménage de mes propres mains de ménagère, d'aller à la cuisine préparer le dîner, puis de monter prendre un bain, de mettre ensuite ce que j'ai de plus seyant et quand mon mari reviendra à la maison, je lui préparerai le cocktail qu'il préfère et je passerai ensuite la soirée à essayer de le convaincre que lui avait raison et que moi j'avais tort et que désormais je ne me mêlerais plus que de ce qui me regarde.
Endora : Toute erreur est humaine et tout pardon est un don divin.
Samantha : C'est exactement ça.
Endora : Alors tu es jusque là dans l'erreur (en portant sa main à hauteur du front). Et tu vas devenir un monstre de bonté divine. Ne viens pas me dire que je ne t'avais pas prévenue.

Elle disparaît et Samantha reprend son ménage.

MAISON DES STEPHENS - LIVING ROOM - SOIR

Samantha prépare un cocktail dans la salle à manger, habillée avec soin et toute pimpante. Elle entend la porte s'ouvrir, elle repose la cruche qu'elle touillait et réarrange sa coiffure. Jean-Pierre referme la porte d'entrée. Il jette son chapeau et avance dans le salon pour y découvrir sa femme, très élégante.

Samantha : Ah, chéri !
Jean Pierre : Bonsoir, chérie.
Samantha : Oh, tu dois être mort de fatigue. Ça a été une dure journée.
Jean Pierre : Oh non, qu'est-ce que tu crois ? J'ai l'habitude de perdre de gros clients. Deux ou trois par semaine. (Il se dirige vers le bar pour se prendre un cocktail) Je suis au-dessus de ça.
Samantha : Comment ? Tu n'a pas trouvé une seule idée ?
Jean Pierre : Non, et je ne me suis pas servie des tiennes.
Samantha : Je croyais que tu les emploierais quand même en cas d'urgence.
Jean Pierre : Merci, je vois que tu es aussi persuadée de mon manque d'honnêteté que de mon absence totale de talent.

Il boit son verre.

Samantha : Oh, Jean-Pierre. Allons !
Jean Pierre : Mais j'avoue que tu n'as pas tout à fait tort. J'ai été sur le point de lui montrer tes miraculeuses trouvailles uniquement pour sauver la face, mais je me suis mordu la langue. (Il tire la langue) Tu vois là (en pointant le bout de sa langue). Je l'ai laissé me balancer sans un mot et cela malgré toute ton influence.
Samantha : Que veux-tu dire, puisque je n'étais pas là ?
Jean Pierre : Je te sentais près de nous au restaurant rôdant autour de ma conscience comme un tigre autour de sa proie.
Samantha : Mais chéri, je n'ai pas approché ta conscience un seul instant, aujourd'hui. J'ai passé l'aspirateur dans toute la maison. J'ai fait le ménage, la vaisselle et j'ai préparé le dîner.
Jean Pierre : Ça a dû te fatiguer ?
Samantha : Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
Jean Pierre : Je sais parfaitement comment tu (portant la main à la tête et faisant un mouvement de main) … Wham … fais la vaisselle et Bam … le ménage (il porte sa main sur son nez pour le faire bouger) et Ding Ding tu fais le dîner.  
Samantha : Ce n'est pas vrai, je n'ai ni Baoum Baoum ni Ding Ding (en bougeant son nez) ni rien de ce genre. Ce sont des mains de ménagère  (lui montrant ses deux mains) avec des ongles cassés.
Jean Pierre : Oh tu as pu leur donné cet aspect-là pour la vraisemblance.
Samantha : Je suis une menteuse, alors ?
Jean Pierre : Ça ne m'étonnerait qu'à moitié.

Samantha le regarde furieuse, puis quitte la pièce

Jean Pierre : Samantha !

Elle remonte les escaliers. Jena-Pierre pose son verre et la suit.

Jean Pierre : Samantha !

Il monte les escalier à sa suite.

MAISON DES STEPHENS - ÉTAGE - SOIR

Il arrive près de la chambre.

Jean-Pierre : Samantha écoute.

La porte de leur chambre se referme.

Jean Pierre : Samantha ouvre cette porte tout de suite !
Samantha (depuis la chambre) : Tu n'as qu'à tourner le bouton et pousser !
Jean Pierre (l'air stupide) : Oh !

Il entre dans la pièce.

MAISON DES STEPHENS - CHAMBRE - SOIR

Jean-Pierre regarde la pièce, tout en essayant de convaincre sa femme.

Jean-Pierre : Maintenant écoute-moi Samantha !

Il remarque que la pièce est vide. Enfin non, une valise traverse les airs et se pose sur le lit.

Jean Pierre : Ça suffit, je ne plaisante pas.

La valise s'ouvre.

Jean Pierre : Je veux te voir immédiatement.

La robe de nuit de Samantha se lève du sofa et avance vers la valise, il tente de l'intercepter en l'enserrant dans ses bras.

Jean Pierre : Samantha, tu es ma femme, je suis ton mari, j'exige que tu apparaisses devant moi.

La robe disparaît. Il reste sonné.

Jean Pierre : Tu as entendu ce que je viens de dire ?

La garde-robe s'ouvre, Il avance jusque devant la garde-robe.

Jean Pierre : Tu as tort de jouer à ce jeu-là, ça prouve simplement que tu a très mauvais caractère.

Les cintres se rapprochent et les vêtements disparaissent. Jean-Pierre se retourne et les voit dans la valise.

Jean Pierre : Attention, Samantha, tu es en train de faire une chose que tu pourrais regretter, un jour !

La garde-robe se referme. Son beauty-case se pose sure sa coiffeuse. Son peigne, puis sa brosse et son miroir disparaisse puis ses flacons de parfum dont on voit le plus grand réapparaître dans le beauty-case.

Jean Pierre : Je te prie de renoncer à cette démonstration ridicule.

Un tiroir s'ouvre et des vêtements en sorte pour aller dans la valise.

Jean Pierre : Ça suffit, je commence à en avoir assez.

Le tiroir se referme et celui d'à coté s'ouvre, Jean-Pierre butant dessus en essayant de s'approcher. Il pousse un cri de douleur se masse la jambe. Le premier tiroir s'ouvre et d'autres vêtements en sortent pour aller dans la valise qui se referme. Jean-Pierre avance au mileu de la pièce.

Jean Pierre : Samantha ! Cette comédie a assez duré.

La photo de Samantha disparaît de son cadre.

Jean Pierre : Samantha remet ça en place tout de suite !

Le beauty-case se referme et se lève, comme si Samantha l'avait en main, elle prend la valise sur le lit, toujours invisible. Jean-Pierre se dresse devant-elle, croit-il.

Jean Pierre : Je t'interdis de t'en aller. Tu désertes le domicile conjugal !

Les valises se séparent, le contournant chacune d'un coté, le surprenant.

Jean Pierre : C'est que … C'est qu'elle a l'air de …

Il tourne la tête vers la porte. Les valises descendent les escaliers et se dirigent vers la sortie, Jean-Pierre les poursuit.

Jean Pierre : Samantha, revient ici !

La porte d'entrée s'ouvre et les valises sortent.

Jean Pierre : Samantha ! Samantha !

La porte se referme.

MAISON DES STEPHENS - DEVANT L'ENTRÉE - SOIR

Jean-Pierre ouvre la porte et sort.

Jean-Pierre : Samantha, tu m'entends ? Je t'ordonne de revenir !

Personne à l'horizon.

Jean Pierre : Bon, hé bien, va-t-en au diable !

Il rentre. Samantha réapparaît. Endora apparaît à son tour.

Endora : Oh, ma pauvre petite fille.
Samantha : Il m'a traité de menteuse !
Endora : Oui, je sais. Figure-toi que j'ai tout entendu ! Je ne voudrais pas te dire encore une fois que je t'avais prévenue…
Samantha (la coupant) : Non je t'en prie, ne dis rien.

Elle reprend ses vêtements de sorcière.

Endora : Allons, allons, chérie. Laisse-toi conduire par ta mère. Nous partirons loin, loin d'ici. Et avant que nous ne partions … j'ai très envie de le changer en un crapaud cornu et couvert de pustules.

Le vent s'est levé et elle se tourne vers la porte.

Samantha : Non, maman, ne fais pas ça.
Endora : Mmmh oui, après tout tu as raison. Je ne vais pas toucher à Machin-Chouette. Ce sera encore bien pire de le laisser tel qu'il est.

Endora l'entoure de ses voiles et les deux sorcières disparaissent.

AGENCE MC MANN & TATE - BUREAU DE JEAN-PIERRE - MATIN

Alfred Tate rentre dans le bureau.

Alfred : Jean-Pierre, (il referme la porte) j'ai trouvé sur mon bureau six messages du service juridique pour me rappeler le renouvellement de nos accords avec Caldwell. (Il s'assied sur le bureau de Jean-Pierre). Quelle est la conclusion du déjeuner d'hier. Est- ce que …

Alfred se penche pour vérifier que Jean-Pierre ne dort pas.  

Alfred : Vous êtes éveillé ?

Jean-Pierre retire sa main de sa tête, laissant apparaître sa mine fatiguée et sombre.

Jean-Pierre : Je n'ai pas dormi de la nuit.
Alfred : Allons vous en avez une tête. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Jean-Pierre : Rien j'ai perdu la clientèle de Caldwell et je ne sais pas où ma femme est partie à part ça.
Alfred : Quoi ?

Alfred frappe un coup sur le bureau et se lève

Alfred : Mais c'est épouvantable !
Jean-Pierre : Je sais, je n'arrive pas y croire.
Alfred : Et votre femme aussi ?

Jean-Pierre relève la tête surpris, croyant qu'il parlait du départ de sa femme et non de Caldwell.

Alfred : Aaah ! Ça au moins, ça fait partie des petits aléas conjugaux, mais ça peut s'arranger. Mais comment rattraper le contrat Caldwell ? (Il se rassied sur le bureau).
Jean-Pierre : Que voulez-vous que je fasse ? Cet homme-là n'aime que ce qu'on faisait il y a cent ans. Il est résolument réfractaire à tout progrès.
Alfred : Ah oui, c'est entendu mais alors je vais mettre cette commande dans les mains de quelqu'un d'autre.

Alfred se lève et se dirige vers la porte.

Alfred : Par ailleurs ne prenez pas les choses trop au tragique, ça peut arriver à tout le monde.
Jean-Pierre :Ça m'est égal d'avoir perdu Caldwell.
Alfred : Ah non, je disais ça en parlant de votre femme. Ne vous tourmentez pas trop au sujet de Caldwell. Vous avez été dépassé par cette affaire, je vous en confierai d'autres moins importantes, voilà tout.
Jean-Pierre : Je n'ai pas aucunement été dépassé par cette affaire. Je l'avais au contraire bien en mains mais ce qu'il y a, c'est que quand je pouvais lui fournir la solution, il était déjà trop tard.
Alfred : Comment ça, trop tard ? Il n'est jamais trop tard. Si vous avez la solution, donnez-là moi et j'arriverais probablement à tout raccommoder.
Jean-Pierre : J'aurais pu embobiner Caldwell en deux minutes, si j'avais voulu.
Alfred (choqué) : Si vous aviez voulu ??? Vous n'avez pas envie de voir le soleil se lever demain matin ? Vous n'avez pas envie de vivre au moins jusqu'à la retraite. Vous n'avez pas envie que je vive au moins jusque demain ? Vous n'avez pas envie de voir revenir la personne qui a le plus d'importance pour vous ?
Jean-Pierre : Oh je voudrais tellement qu'elle rentre à la maison.
Alfred : Je parle de Caldwell !
Jean-Pierre : Bon, alors, jetez un coup d'oeil sur les dessins sur votre bureau. (Il passe la farde à dessin à Alfred) La solution est là avec le contrat au bout. (Alfred ouvre la farde) Et maintenant vivez !
Alfred : 'C'est la course à l'espace vital !', 'Un pot du tonnerre', 'Le meilleur des coups de filet' … Ce sont des trouvailles qui valent de l'or. Vous êtes un génie, vous m'entendez. Il n'y a qu'un génie cent pour-cent pour avoir des idées pareilles. Dans dix minutes, Caldwell sera là dans le bureau, à quatre pattes par terre et vous baisera les pieds. D'ici là, arrangez-vous un peu Jean-Pierre et faites une autre tête.
Jean-Pierre : Je vais essayer.

AGENCE MC MANN & TATE - SALLE DE RÉUNION - MATIN

Alfred commente les trois dessins de Samantha, tandis que Jean-Pierre fait triste mine sur le coté.

Alfred : La course à l'espace vital, avec ces trois points d'ironie avant le vital. Un pot du tonnerre, ça frappe à l'estomac. Et le coup de filet, quelle trouvaille. Monsieur Caldwell, il y a là le dosage subtil qui fait de ces dessins quelque chose de percutant et d'accrocheur, avec ce soupçon de je-ne-sais-quoi de sympathique qui fait qu'on a tout de suite envie de potage Caldwell. Jean-Pierre Stephens, (il pose sa main sur l'épaule de son collègue), je vous salue très bas.
Caldwell : Mmh C'est très mauvais.

Caldwell secoue la tête et se lève.

Alfred : C'est très mauvais ?
Caldwell : C'est astucieux, mais sec.
Alfred : Oui mais astucieux.
Caldwell : Mais sec !
Jean-Pierre : Ainsi vous trouvez que c'est très mauvais ?
Caldwell : Mmh oui ça n'a rien à voir avec ce qu'on faisait dans mon jeune temps.
Jean-Pierre : Ainsi je comprends bien monsieur Caldwell, ça ne vous plaît pas ?
Caldwell : Mmh, ça n'a pas de charme, pas de chaleur, pas de sexe !
Alfred : De sexe ?
Caldwell (nettoyant ces lunettes) : Oh je sais très bien qu'à notre époque, personne ne demande plus à un potage d'avoir du charme, mais moi si, et j'y tiendrai toute ma vie.
Jean-Pierre : Alors l'affaire est encore une fois dans le lac ?
Caldwell : Tous mes regrets, Stephens.
Jean-Pierre (fou de joie) : Mais c'est merveilleux au contraire.
Caldwell : Quoi ?
Alfred : Qu'est-ce qu'il vous prend, mon vieux ?
Jean-Pierre : Oh inutile, vous ne comprendriez pas. (Tente de partir, puis reviens sur ses pas) Oh euh, monsieur Caldwell ? Vous êtes absolument sûr que vous ne changerez pas d'avis ?
Caldwell : Oh, absolument !
Jean-Pierre (lui serrant la main chaleureusement) : Merci ! Merci, monsieur ! Je vous en serai éternellement reconnaissant

Il court vers la sortie.

Alfred : Non, mais sans blague, Jean-Pierre, vous êtes devenu complètement fou ?

Jean-Pierre ouvre la porte et s'apprête à partir.

Alfred : Où est-ce que vous allez ?
Jean-Pierre : Je pars si vous le permettez, je prends tout le reste de la journée. Une chose importante à faire et qu'il faut que je fasse avant qu'il ne soit trop tard. Merci encore monsieur Caldwell.

Il ferme la porte.

Caldwell : Il n'y a pas de quoi, mon cher, d'ailleurs (remettant ses lunettes) je me demande bien pourquoi ?
Alfred : Monsieur Caldwell, je tiens à vous assurer avant que vous ne partiez que nous sommes prêts à vous fournir d'autres maquette dans un esprit tout différent de celui qu'on vient de vous soumettre. Ce sera délicieusement suranné et je suis certain que ça vous plaira.
Caldwell : Mmh j'espère que non. Je m'en voudrais toute ma vie si je faisais de la peine encore une fois à ce garçon.

MAISON DES STEPHENS - LIVING ROOM - APRÈS-MIDI

Jean-Pierre entre chez lui.

Jean-Pierre : Samantha ? (Il fait quelques pas) Samantha ?

Il monte les premières marches de l'escalier, passe la tête par dessus la rambarde pour observer toute la pièce.

Jean-Pierre : Mon trésor ?

Il revient en arrière et avance dans le salon.

Jean-Pierre : Samantha, je n'ai aucune idée de l'endroit où tu es. Je ne sais même pas si tu m'entends, mais je voudrais que tu sois là pour te dire que je m'en veux de mon attitude obstinée, égoïste et stupide. C'est moi qui ai eu tort. Du commencement jusqu'à la fin, j'ai eu tort sur toute la ligne. Depuis que tu es partie, je ne vis plus, je ne fais plus rien que de penser à toi. Rien n'a plus aucun intérêt pour moi. Tu sais Samantha, je t'aime.

Samantha apparaît derrière lui.

Jean-Pierre : Et tu me manques. Je ne sais pas ce que je donnerai pour que tu reviennes.
Samantha : Je suis là.

Jean-Pierre se retourne.

Jean-Pierre : Samantha !

Ils se rapprochent l'un de l'autre.

Jean-Pierre : Comme je suis heureux. Où es-tu allée ?
Samantha : Oh, pas loin !
Jean-Pierre : Je te demande pardon, Samantha. Je savais bien que je n'aurais pas dû douter de toi.

Ils s'embrassent. Elle repose sa tête dans son cou, puis se redresse.

Samantha : Qu'est-ce qui t'a fait changer à ce point-là ?
Jean-Pierre : Caldwell n'a pas voulu de nos maquettes.
Samantha : C'est pas vrai ? Caldwell n'a pas voulu de nos maquettes ?
Jean-Pierre : Eh bien non, il n'a pas voulu de nos maquettes. C'est peut-être un défaut d'imagination, mais en tout cas tes idées étaient mauvaises.
Samantha : Hé bien je te remercie Jean-Pierre, C'est charmant à entendre.
Jean-Pierre : Oh mais non, je ne veux pas dire que tes idées sont idiotes et que tu n'as aucune imagination mais Caldwell a trouvé …
Samantha (le coupant) : Je sais chéri, ne te fatigues pas je sais.
Jean-Pierre : Oh tu sais ?
Samantha : Oui je sais ce que tu veux dire et c'est tout à fait secondaire. La seule chose qui ait vraiment de l'importance c'est que nous nous aimions.
Jean-Pierre : Ah oui, ça c'est vrai.

Il l'embrasse et la prend dans ses bras.

Samantha : Oh, c'est tout de même ridicule de se dire que nous n'avons été séparé que par du potage.
Jean-Pierre : Mais tu n'auras plus ça à craindre

Il l'enlace toujours et soudain ses yeux s'ouvrent en grand.

Jean-Pierre : Quoi ? Qu'est-ce que tu viens de dire ?
Samantha : J'ai dit que la seule chose qui avait de l'importance c'était que nous nous aimions.
Jean-Pierre : Non, non, aussitôt après cette phrase-là ?
Samantha : Alors-là je sais plus.
Jean-Pierre : Pourquoi n'ai-je eu cette idée qu'à présent ?
Samantha : Pourrais-je savoir de quoi tu parles ?
Jean-Pierre : De … de ce que tu as dit. Tu es sûre que tu ne sais pas ce que c'était ?
Samantha : Mais explique-toi.
Jean-Pierre : Non rien, rien, mais… laisse-moi réfléchir. J'ai compris maintenant. La formule est parfaite. Elle est plus que parfaite, car elle est inspirée et je sais que c'est toi qui l'a inspirée.

Il l'embrasse.

Samantha : Tu es sûr ?
Jean-Pierre : J'en suis sûr. Toi tu l'as inspirée. Moi je l'ai trouvée et c'est ainsi que ça devrait toujours être.
Samantha : Mais où est-ce que tu t'en vas ?
Jean-Pierre : Je vais voir Caldwell, mais je n'en ai pas pour longtemps, je reviens tout de suite. À tout à l'heure. Je t'aime.

Il sort en ferment la porte, Endora apparaît.

Endora : Tu es toujours aussi obstinée, hein ? Que crois-tu qu'il dirait s'il savait que c'est toi qui lui a soufflé l'idée ?
Samantha : Mais il le sait parfaitement. Je la lui ai inspirée, et c'est lui qui l'a formulée. Tu l'as toi-même entendu.
Endora : Tu coupes les cheveux en quatre, Samantha.
Samantha : Non non, pas du tout. C'est toujours ainsi que ça devrait être. Ça aussi tu l'as entendu et qu'est-ce que ça me coûte ? Je lui ai donné si peu et lui est si content. Il a emporté une si grande grande victoire.

Endora sourit et disparaît.

Samantha (murmurant) : Bien


VOITURE DES STEPHENS SUR UNE PLAGE - SOIR

Jean-Pierre et Samantha sont assis dans leur voiture décapotée, près de la plage, ils observent quelque chose.

Jean-Pierre : C'est beau n'est-ce pas, chérie ?
Samantha : Paradisiaque.
Jean-Pierre : Quelque fois quand j'ai du temps libre, je viens ici et je contemple le site. C'est resté très bon vieux temps et ça a son charme ce genre de chose.
Samantha : Mmmh mmoui. Comme je te comprends et comme je suis fière de toi.
Jean-Pierre : Merci, mon trésor

Ils s'embrassent. Ils regardent à nouveau le décor. Apparaît une affiche publicitaire : Un couple assis de part et d'autre d'une table sur lequel se trouve une soupière. 'La seule chose qu'il y aura jamais entre nous'.

Ils s'embrassent.

**FIN***

Endora; Good morning, darling. Or should I be more specific and say, "Good 4:00 in the morning"?

 Samantha: What are you doing up so early?

 Endora: - I'm not up early. I'm up late. One party after another. I haven't been to bed yet. And neither have you, apparently.Well, it's typical, typical.
 

Samantha: - Of what?

 Endora: - Of the neglected housewife drinking coffee, eaten alive by suspicion her husband out till the wee small hours of the morning, doing whatever it is he's doing.
 

Samantha: Darrin's working in the study.
 

Endora: You're joking.

Samantha: No. He's been working till the wee small hours every night this week.

Endora: Oh, well. Lust is lust, I suppose. Whether it's for women or money, it's all the same.

Samantha: It has nothing to do with lust. He's creating a new campaign for Caldwell's Soup.

Endora: Ambition. Thoroughly immoral and foolishly mortal.

Samantha: Darrin's a very dedicated man.

Endora: So was Caesar, and all it got him was a torn toga. He was such a nice man too.

Samantha; If you'll excuse me, I'm going to take Darrin some coffee.

Endora; Very well. And you can tell what's-his-name that any man with a wife like you who spends every night with a can of soup must be even less than human.

 

   °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°GENERIQUE°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Samantha: Sweetheart, you've been up all night. You'll get sick.

J.P. :I will not get sick. I am sick.

Samantha: Well, nothing's worth your killing yourself. I won't have this.

J.P. :Don't worry, sweetheart, I'll be fine. - What time is it?

 

Samantha: - About 8:30.

J.P. : Eight-thirty, I'll miss the train. Excuse me, honey, I have to take my shower.

Samantha: Darrin? What's this sudden urgency about Caldwell's Soup anyway?

 

JP : ocdv gjnf

 

Samantha: I'm sorry, sweetheart. I can't hear a word you're saying. "What was good enough for Dad is good enough for me. " "Always a winner, Caldwell's Soup. " "Game called on account of soup. " Oh, that's very clever.

J.P. :You understand what I mean, honey? Competition. At one time Caldwell's Soup was the only packaged soup on the market. Now there are 40 brands. Would you get my suit that just came from the cleaners?

 

Samantha: - Sure.

J.P. :- And a clean shirt, please, honey.

Samantha: I think those layouts are cute.

J.P. : Cute? Uninspired, pedestrian trash, that's what they are. But they're close. Just misses it, misses.

Samantha: Here you are.

J.P.: Oh, thanks.

 

Samantha: I don't know what you're worried about. After all, you are the best advertising man in the world.

JP: Thank you, honey. Up till today, I wouldn't argue the point. But in advertising, you're just as good as your last battle. Caldwell's sales are falling off. They're ready to go to another agency.

Samantha: Well, I don't think that's fair. You've been selling their soup for so long.

J.P.: Old man Caldwell keeps yammering about being so close to the forest you can't see the trees. You'll get it, I know you will. It had better be before noon, because I'm having lunch with Caldwell. I don't know. Maybe I'm losing my touch.

Samantha; Darrin? Suppose you use some familiar expressions with double meanings. For instance instead of a farmer make this fellow a fisherman. Put in a background like the sea and instead of chicken okra make it bouillabaisse and the billboard could read: "A pretty kettle of fish.

J.P. :" A pretty kettle of fish. A pretty kettle of fish.

Samantha: Now, for instance, in the poker game maybe you could take out the lady

 

IP: - Yeah.

Samantha: put the soup in the middle of the table and this one could read: "The pot's right.

J.P. :" - The pot's right. Caldwell's Soup.

Samantha: - Like it?

 

JP: It's perfect.

Samantha: Now, this one instead of baseball hats and gloves they could wear astronaut helmets and carry jet planes and the billboard could read: - "The race for space - Yeah? at the table - Yeah? when you serve Caldwell's Soup. " - How about that?

 

JP: - Incredible.

Samantha: You really like it?

 

J.P. :They're the answer to all the problems. These will cinch the account. - Here, sweetheart, put them in here. - Oh, okay. There you go. Thank you, honey. These will knock Old man Caldwell right on his Of course, why didn't I see it before? It was you. - You did it.

Samantha: - Did what?

 

JP: Lay out a solution of the campaign and hand it to me on a silver platter.

Samantha: I was only trying to help.

JP: Sam, I don't want that kind of help. I told you, magic was out.

Samantha: But there was no magic in what I did.

JP: Well, what would you call it?

 

Samantha: I'd call it imagination. I do have some, you know.

JP: Come on, Sam. I don't have that kind of imagination, and I'm a professional.

Samantha: Darrin, all I tried to do was - I know what you tried to do.

J;P; :And from now on, keep your miracles to yourself.

 

Restaurant:

Mr Coldwell: Well, I don't know, I don't know. It just doesn't

 

JP: What we're trying to do, Mr.Caldwell, is update your campaign. Make it appeal more to the modern eye.

Mr Coldwell: Well, I'm not so sure I care to appeal to the modern eye. I like to think there's a good bit of old-fashioned romance left in the world.

JP: So would I, Mr.Caldwell, but the people in your sales department feel that in order to sell, we have to keep up with the times.

Mr C. :They're right, of course, yes, but I'm from the old school. You know what I mean? What was good enough for Dad was good enough for me. - You get what I mean? –

 

JP: Yes, sir, I do. That's why I thought that this layout of the old-fashioned kitchen farm kitchen, would appeal to you. Note that caption.

Mr C: "What was good enough for Dad is good enough for me. " No, it's no good. Now, let me tell you why we've got to look in another area.

JP:[ in his mind]He's not buying, buddy. He's not buying. Samantha's ideas could cinch the whole deal for you. Tell him. Go ahead, tell him.

Mr C :It just misses making the point. You get what I mean, Stephens? Stephens? Stephens?

 

JP : Oh, yes. I do see. Perhaps this will more closely illustrate what you're trying to get.

Mr C; :"Always a winner. " Well, it does have something. But then again, it doesn't have anything else, you get what I mean? You see, when a group of men get together playing poker they're not thinking of buying soup.

JP :|[ Don't fight it. Tell him Samantha's slogan for the layout. It's a natural.] What's the difference who thought of it first?

 

Mr C: Are you with me, Stephens? Stephens, I say, are you with me?

 

JP : - Oh, yes.Yes, sir.

-Mr C :Well, that'll help.

JP :How about this one? Specially designed for kid appeal.

Mr C :Kid appeal? Now, kids aren't interested in buying soup.

JP :We have to make them soup-conscious.

Mr C :You'll never do it. As far as kids are concerned, what isn't bubble-gum is medicine.

JP : [You're losing him. In about 10 seconds, he's going to walk. And what have you proved? That you've got pride and integrity and you're stupid?] –

 

Mr C :To close to the trees, my boy.

Jp : Trees?

 

Mr C : What I mean is that you have had our account for a long time, Stephens. Don't worry about it. We all strike out once in a while.

Jp :I wouldn't exactly say that, Mr.Caldwell.

Mr C :You don't have to apologise at all. No one is perfect. Oh, look at that, 2:00. I had no idea it was so late. - I've got to get going.

JP : Mr.Caldwell.

Mr C :Yes, what is it?

 

JP :Nothing, it's no good.

Mr C :Well, let me be the judge of that. What were you going to say?

 

JP :If I do it once, I'll do it again. And before you know, I won't be able to do anything for myself.

Mr C : Well, that's an interesting philosophy. But I don't see how it applies to soup. You take care of the check, will you?

 

Stephens house:

 

Endora: Good morning, darling.

Samantha: What's this supposed to mean?

 

Endora: Well, you enjoy working like a horse I thought you might enjoy looking like one.

Samantha: Oh, very funny. Now, why don't you go away. I've had about all the sarcasm I can take for one day.

Endora: Oh, really? - Trouble in paradise, eh? –

Samantha: Nothing we can't work out. - Besides, it was all my fault.

Endora: That's a wonderful attitude, Samantha. We haven't had a martyr in the family since the Salem trials. What did you do to what's-his-name, besides bruise his ego a bit? –

 

Samantha: Isn't that enough? –

 

Endora:Nonsense. It isn't nonsense.

Samantha: He thought my ideas were witchcraft.

Endora: Well, weren't they? –

 

Samantha: No! But he doesn't believe me.

Endora: He never will. I told you it would be impossible for you to be a help to him.

Samantha: He doesn't need my help. He did very well before I came along.

Endora: And he'll do very well without you, I agree.

Samantha: Now, don't you put words in my mouth, I'm not going anywhere. I'm gonna stay here, and I'm gonna clean this house with my own hands. Then I'm gonna start dinner, and then I'm gonna take a bath and put on the sexiest dress I own. When my husband comes home, I'll have a drink with him and spend the evening convincing him he was right and I was wrong and from now on I'm gonna mind my own business.

Endora: To err is human, to forgive divine.

Samantha: Exactly.

Endora: When you're up to hear in err and you've changed into one huge lump of divine don't say I didn't warn you.

 

 

Kikavu ?

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