VOTE | 40 fans

Biographie d'Agnes Moorehead

Grande dame de théâtre au départ, et de cinéma par la suite, Agnes Moorehead a vu le jour le 6 décembre 1900. Elle est la fille d'un pasteur presbytérien d'origine irlandaise.

Et c'est très tôt qu'elle débute au théâtre, pour aboutir à New York, sur Broadway dès 1930. Jusqu'en 1940, elle sera une véritable vedette de radioromans, prenant part à plusieurs programmes dont le fameux « Sorry, Wrong Number » où elle s'avère hallucinante. Puis, elle fait une rencontre déterminante en 1933, celle d'Orson Welles, avec qui elle va créer le Mercury Theater Company. La troupe va partir en tournée pendant plusieurs années, avant de s'installer définitivement à New York en 1937.

En 1941, les membres du Mercury Theater Company décident tous ensemble de tourner un film pour le grand écran, une superproduction racontant l'histoire du journaliste Kane tout au long de sa vie. Orson Welles prend en main le projet et réalise « Citizen Kane ». Agnes Moorehead hérite du rôle de la mère de Kane, Welles de Kane lui-même. Ce film, peu populaire à sa sortie, deviendra, on le sait, le plus grand chef-d'oeuvre du septième art. L'équipe récidive une deuxième fois en 1942 en tournant « La splendeur des Ambersons » (« The Magnificent Ambersons »). Un autre chef-d'oeuvre, mais qui permet davantage aux artistes de se faire connaître. Agnes Moorehead, dans le superbe et exigeant rôle de Tante Fanny, remporte d'ailleurs le New York Film Critics Awards de la meilleure actrice de l'année 1942, ainsi qu'une première nomination aux Oscars comme actrice de soutien. Dès lors, la carrière cinématographique de cette brillante actrice de composition est lancée.

Dans les années quarante, on peut voir Agnes Moorehead dans les productions suivantes : « Voyage au pays de la peur » (« Journey into Fear », 1942), « La poupée brisée » (« The Big Street », 1942), « The Youngest Profession » (1943), « Government Girl » (1943), « Jane Eyre » (1944), « Les fils du dragon » (« Dragon Seed », 1944), « Depuis ton départ » (« Since You Went Away », 1944), « La septième croix » (« The Seventh Cross », 1944), « Les hommes de demain » (« Tomorrow the World », 1944), « L'amour s'en va-t-en guerre » (« Keep Your Powder Dry », 1945), « Nos vignes ont de tendres grappes » (« Our Vines Have Tender Grapes », 1945), « La princesse et le groom » (« Her Highness and the Bellboy », 1945), « La femme en blanc » (« The Woman in White », 1946), « Les passagers de la nuit » (« Dark Passage », 1947), « Belle jeunesse » (« Summer Holidays », 1947), « The Lost Moment » (1947), « La cité de la peur » (« Station West », 1948), « Un homme change son destin » (« The Stratton Story », 1949), « Without Honor » (1949) et « Passion fatale » (« The Greats Sinner », 1949) pour ne nommer que ces quelques titres.

Agnes Moorehead sera couronnée de succès durant cette période. En 1944, dans le film « Mrs Parkington », elle obtiendra sa deuxième nomination à l'Oscar, et 1944 étant la première année des Golden Globe Awards, Moorehead est nominée, mais gagne cette fois-ci. Elle devient par le fait même la première actrice de l'histoire à remporter le Golden Globe de la meilleure actrice de soutien. En 1948, elle est de nouveau nominée à l'Oscar pour son rôle dans le film à succès « Johnny Belinda », film qui met en vedette Agnes avec sa grande amie Jane Wyman. Les deux femmes tourneront dès lors plusieurs films ensemble.

Les années cinquante sont aussi fructueuses pour Agnes Moorehead. Aussi talentueuse en reine, en femme du monde, ou en snob qu'en marâtre ou en folle hystérique, son physique particulier lui permet de changer aisément de registre. On la retrouve au théâtre, et même en 1954 dans un « one woman show », « An Evening with The Fabulous Red Head », qui lui permet de faire une grande tournée américaine. Au cinéma, on la retrouve dans « Femmes en cage » (« Caged », 1950), « La taverne de La Nouvelle-Orléans » (« The Adventures of Captain Fabian », 1950), « Show Boat » (1951), « Captain Blackjack » (1951), « Quatorze heures » (« Fourteen Hours », 1951), « La femme au voile bleu » (« The Blue Veil », 1951), « La forêt en feu » (« The Blazing Forest », 1952), « Main Street to Broadway » (1952), « Scandal at Scourie » (1953), « Les belles rouquines » (« Those Redheads From Seattle », 1953), « Histoire de trois amours » (« Story of Three Loves », 1953), « Le secret magnifique » (« The Magnificent Obsession », 1954) avec Jane Wyman et Rock Hudson, « La main gauche du seigneur » (« The Left Hand of God », 1955), « Tant que soufflera la tempête » (« Untamed », 1955) et « Tout ce que le ciel permet » (« All that Heaven Allows », 1955) où elle obtient sa quatrième nomination à l'Oscar, et où elle tourne à nouveau aux côtés de Wyman et Hudson.

Suivrons des films plus légers, dont les comédies « Le trouillard du Far West » (« Pardners », 1956) la mettant en vedette avec les fameux Jerry Lewis et Dean Martin, et « Un chef de rayon explosif » (« Who's Minding the Store », 1963) encore aux côtés de Lewis. On la verra dans « Meet Me in Las Vegas » (1956), dans « Le brigand bien-aimé » (« The True Story of Jesse James », 1956), dans « Le cygne » (« The Swan », 1956) face à Grace Kelly ainsi que dans l'imposant film « L'arbre de vie » (« Raintree County », 1957), une production qui la met en vedette avec les monstres sacrés du cinéma Montgomery Clift, Elizabeth Taylor et Eva-Marie Saint.

On la retrouve encore dans « Bungalow pour femmes » (« The Revolt of Mamie Stover », 1957), « The Opposite Sex » (1957), « Un seul amour » (« Jeanne Eagles », 1957), « Tempest » (1958), « The Story of Mankind » (1958), « Le grand damier » (« Night of the Quarter Moon », 1959), « Le masque » (« The Bat », 1959), « Pollyanna » (1960) de Walt Disney, « L'Américaine et l'amour » (« Bachelor in Paradise », 1961), « Twenty Plus Two » (1961), « Jessica » (1961) et dans « La conquête de l'Ouest » (« How The West Was Won », 1962). Il faut toutefois avoir une pensée particulière pour « Le conquérant » (« The Conqueror », 1956), un film-culte à cause de sa triste histoire. Filmé dans le désert de l'Utah, et mettant en vedette Agnes Moorehead avec John Wayne, Susan Hayward et autres acteurs célèbres, le film fut tourné non loin d'un site d'essais nucléaires. Hasard ou pas, la plupart des acteurs et des artisans du film sont morts vingt ans plus tard, entre 1974 et 1978, de divers types de cancers tout aussi terribles les uns que les autres...

L'année 1964 marque un autre moment décisif d'importance dans la carrière d'Agnes Moorehead. Elle est une cinquième fois nominée à l'Oscar pour sa brillante performance de la bonne souillonne de Bette Davis dans « Chut, chut, chère Charlotte » (« Hush, Hush, Sweet Charlotte »), un film d'épouvante efficace, et pour ce même rôle, elle obtient son deuxième Golden Globe Award, vingt ans exactement après le premier. De plus, elle est choisie par le réalisateur William Asher et son épouse, l'actrice Elizabeth Montgomery, pour tenir le rôle d'Endora dans la série « Ma sorcière bien-aimée » (« Bewitched »). Elle tiendra ce rôle de la « méchante belle-mère » tout au long de la série, soit de 1964 à 1972, ralentissant ainsi sa carrière au théâtre et au cinéma. On la retrouve tout de même à l'occasion sur grand écran, notamment dans « Dominique » (« The Singing Nun », 1966), dans « Alice Through the Looking Glass » (1966) et dans « What's the Matter With Helen? » (1971). Elle termine sa carrière au cinéma dans l'affreux film d'horreur « Dear Dead Delilah » (1972), mais il ne faut pas oublier qu'elle prête aussi sa voix à l'un des sympathiques personnages du long-métrage animé « Le monde de Charlotte » (« Charlotte's Web »), en 1973. Elle sera nominée une dizaine de fois aux Emmy Awards entre 1964 et 1970, dont six fois pour son rôle d'Endora dans « Ma sorcière bien-aimée ». Elle remportera toutefois la fameuse statuette au moins une fois, mais pas dans cette série culte. Elle gagnera en 1966 pour son rôle d'Emma Valentine dans la série « The Wild Wild West », à laquelle elle collabore... le temps d'un épisode!

Tout au long des années soixante, nous pouvons voir Agnes Moorehead dans de nombreuses émissions de télévision, dont « Twilight Zone » (1961) où, seule pendant une heure dans l'épisode « The Invaders », elle donne une brillante performance d'une femme effrayée par des extraterrestres. Entre 1969 et 1974, année de son décès d'un cancer, Agnes Moorehead tourne aussi dans une série de téléfilms, dont « The Ballad of Andy Crocker » (1969), « Marriage: Year One » (1971) avec Sally Field, « Suddenly Single » (1971), « Le monstre de la Baie aux Fraises » (« The Strange Monster of Strawberry Cove », 1971) de Walt Disney, « Night of Terror » (1972), « Rolling Man » (1972) et « Frankenstein: The True Story » (1973).

Très discrète sur sa vie privée, refusant les entrevues, Agnes Moorehead avait pour amis dans le métier Jane Wyman, Rock Hudson, Susan Hayward, Debbie Reynolds, et ses collègues de « Ma sorcière bien-aimée », Elizabeth Montgomery et Paul Lynde. Elle fut sans contredit la plus grande actrice de soutien du cinéma, du théâtre et de la télévision des années quarante aux années soixante-dix. Une carrière exemplaire pour une très grande dame.

Biographie écrite par Donald Jr. Bilodeau

* Récompenses *

1942 : Nomination aux Oscars du meilleur second rôle féminin pour le rôle de Fanny, dans La Splendeur des Amberson d'Orson Welles

1944 : Nomination aux Oscars du meilleur second rôle féminin pour le rôle de Aspasia Conti, dans Madame Parkington (Mrs. Parkington) de Tay Garnett

1944 : Golden Globe pour le meilleur second rôle féminin dans Madame Parkington (Mrs. Parkington) de Tay Garnett

1948 : Nomination aux Oscars du meilleur second rôle féminin pour le rôle de Aggie McDonald dans Johnny Belinda de Jean Negulesco

1964 : Nomination aux Oscars du meilleur second rôle féminin pour le rôle de Velma Cruther dans Chut...Chut...chère Charlotte de Robert Aldrich

1965 : Golden Globe pour le meilleur second rôle féminin dans Chut... Chut, chère Charlotte de Robert Aldrich

1967 : Emmy Awards pour l'épisode intitulé « Night of the Vicious Valentine » dans Les Mystères de l'Ouest (The Wild Wild West). 1966, 1967, 1968, 1969, 1970, 1971 : nominations aux Emmy Awards pour le rôle d'Endora dans Bewitched (Ma sorcière bien-aimée)

Ecrit par bedou 
Activité récente

[Jeu] Photo de la quinzaine
Aujourd'hui à 21:18

[Jeu] - Jeu de mots
Aujourd'hui à 20:57

Les Sondages
Avant-hier

Calendriers
Avant-hier

[Jeu] Pendu
08.12.2018

Les Dossiers
04.10.2018

Actualités
Noël

Noël
Noël s'approche;  Le quartier a un superbe calendrier étonnant. Je n'en dis pas plus. Ah oui, sexy...

Nouveau sondage: Desserts de Noël

Nouveau sondage: Desserts de Noël
Voilà un sondage qui va ravir les gourmands et les gourmandes !! Oui, je sais qu'il y en a parmi...

Nouveau sondage:L'Automne

Nouveau sondage:L'Automne
La Rentrée est bel et bien terminée , nous voici en automne, le thème du nouveau sondage...   Les...

Avez-vous peur ?

Avez-vous peur ?
Halloween est à l'honneur dans le calendrier d'Octobre.  Alors, avez-vous peur ? Cette nouvelle...

Nouveau sondage: Rentrée magique

Nouveau sondage: Rentrée magique
Un nouveau sondage est à votre disposition; cette fois Tabatha a fait des siennes lors de sa rentrée...

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Sondage

La sondeuse est aussi hyper gourmande et a demandé à Samantha de confectionner des biscuits ou desserts en attendant Noël. Que préférez-vous?

Total : 27 votes
Tous les sondages

HypnoRooms

choup37, Avant-hier à 15:43

Nouveau calendrier sur Doctor Who, nouveau sondage sur merlin!

Locksley, Hier à 17:14

L'interview du mois vient de paraître à l'Accueil ! Cobrate a répondu à nos questions Bonne lecture !

Supersympa, Hier à 22:04

Bonsoir à tous ! Nouveau calendrier et nouveau sondage sur le quartier Dollhouse !

Supersympa, Hier à 22:06

Et n'oubliez pas qu'Echo a toujours besoin de votre aide pour l'animation "A la recherche de Paul" !

Supersympa, Hier à 22:07

Bonne soirée à tous !

Viens chatter !

Change tes préférences pour afficher la barre HypnoChat sur les pages du site